Cette patiente me dit :"La première séance ne m'a rien fait".

 A peine installée, elle cite spontanément cinq améliorations de son état

 

"je dors mieux,

je n'ai plus mal à la tête

j'ai moins mangé pour compenser mon ennui

j'ai enfin envie de sortir de chez moi

j'ai rappelé mon amie pour une promenade"

 

 Peut-être avait elle raison de ne pas trouver cela extraordinaire :

c'est normal d'aller bien, de vivre,

Être vivant fait partie de l'ordinaire...

 

 "J'ai mal à l'épaule" dit-elle en préambule;

C'est dans le bras, plus précisément  dans l'humérus

que je sens une importante rigidité au cours de la séance;

"c'est votre bras droit qui pose problème"?

Je ne croyais pas si bien dire:

elle avait effectivement un souci avec sa proche collaboratrice,

son "bras droit" avec qui elle ne pouvait plus communiquer!

 

C'est son corps qui avait les maux

d'une situation bloquée.

c'est en comprenant les mots de son corps

qu'elle a pu la faire évoluer.

 

Avoir mal,

Marcher à petits pas mal assurés parce que le pied a perdu sa flexibilité.

Etre fatiguée, ne plus bouger pour limiter la douleur, c'était son quotidien.

Aujourd'hui, elle m'a dit qu'elle avait repeint le plafond de sa salle de bains.

  "C'est peut être pas grand chose pour vous,

mais pour elle ça veut dire beaucoup" 

les paroles de Michel Berger décrivent bien cette tranche de vie.

 

Quand le corps s'anime et reprend vie, les projets redeviennent possibles